Comment 9 personnes sur 10 passent à côté des meilleures opportunités



Le pitch :

Récemment, j’ai proposé à 10 personnes de gagner 300€ par mois en travaillant 1h par semaine. Seule une personne a accepté. Pourquoi ?

 

Temps de lecture :

environ 4'41



L’un de mes différents jobs consiste à créer du contenu audiovisuel. Il y a peu de temps m’est arrivé une expérience très intéressante que j’aimerais partager avec vous. Je ne peux malheureusement pas donner de détails sur le projet donc je vais essayer d’être le plus explicite possible. 

 

Un client régulier pour lequel je produits du contenu me demande une recommandation de free-lance, qui serait capable de reproduire ce contenu dans une langue étrangère. J’accepte et pars à la recherche d’entrepreneurs indépendants dont le job est exactement celui-ci. 

 

Le travail n’est pas aussi bien payé que le prix du marché, mais les tâches sont simples et plutôt intéressantes. De plus, le projet est énorme, il y a donc des commandes régulières à prévoir et il faut peu de temps à consacrer à chaque commande. Je précise justement que le travail en question ne demande aucun autre investissement que du temps.

 

J’ai donc contacté 10 personnes dont le profil était intéressant après les avoir triées sur le volet. Je leur ai toutes donné le même briefing : 1 commande par semaine, 5 items à traiter dans chaque commande, 15€ par item, engagement d’un an sur ces commandes. 

 

J’ai presque entendu les réactions en tapant le message, je savais que le tarif de cette profession était environ 10 fois supérieur à ma proposition. 

 

Rapidement, j’ai reçu les premiers retours. Qui étaient aussi les derniers puisque la moitié des candidats ne m’a pas apporté de réponse. La plupart me remerciaient pour ma proposition qui était trop peu rémunérée. 

 

Un seul message était cependant différent. Une jeune femme m’a répondu en posant quelques questions sur le projet. Elle avait calculé le temps que chaque commande lui prendrait chaque semaine, combien cela lui rapportait. Elle voulait s’assurer que ses calculs étaient justes, que chaque commande contenait la même quantité de travail et la même deadline, et que l’engagement de durée était sincère.

 

Dans sa profession, on attend souvent les projets à 100€ ou 200€ qui ne se présentent pas tous les jours. Ses concurrents ont presque mécaniquement, par réflexe, refusé la proposition à la simple vue du tarif. 15€ n’est pas sexy. 

 

Seulement, le calcul de cette personne qui a un peu plus réfléchi que les autres est le suivant :

Le tarif est effectivement bas, mais si j’ai une commande par semaine qui contient 5 items à traiter, payée 15€ par item, et qui prends 1h de mon temps, je peux gagner 75€ en seulement une heure chaque semaine. Chaque mois je peux gagner 300€ en travaillant 4h dans le mois. Comme les commandes sont régulières, et le contenu similaire, je pourrai automatiser et optimiser ma façon de travailler sur ce projet, sans passer par une phase d’adaptation comme avec un nouveau projet. Avec l’engagement d’un an, je serai assurée de gagner 3600€ dans les 12 prochains mois sans bousculer mes disponibilités pour d’autres projets. 

 

Si j’avais exposé les choses de cette façon, je me demande encore quelle différence de résultat j’aurais obtenu. 

 

En fait, après avoir débuté le projet, nous avons même doublé le nombre de commandes. J’avais préféré prendre une fourchette basse sur l’engagement afin d’être certain de pouvoir le respecter. 

 

Et les 9 autres personnes, me direz-vous, ont-elles réellement raté quelque chose ? 

 

Et bien, si elles n’étaient pas free-lance à plein temps sur leur activité, peut-être ont-elles fait le choix d’accepter de gros projets uniquement, parce qu’elles peuvent se le permettre. En revanche les personnes qui vivent vraiment de leur métier ont selon moi eu tort de ne pas avoir au moins répondu ou demandé plus d’informations. 

 

Si j’ai à nouveau besoin de rechercher ce type de profil, je ne vais même pas demander à celles qui ne m’ont pas répondu. Elles ont, sans rien faire, perdu un futur client potentiel (j’ai aussi des projets mieux rémunérés à proposer).

 

Si vous êtes indépendant, permettez-moi d’ouvrir une parenthèse. Avoir un business, surtout en free-lance, c’est connaître ses limites : combien d’heures on est prêt à travailler chaque jour et quel est notre objectif financier mensuel, hebdomadaire, quotidien et horaire. Lorsqu’on connaît ces chiffres, on sait s’il est rentable ou non d’accepter certains projets. Non seulement à la vue du budget, mais aussi du temps nécessaire. 

 

Souvent, en faisant ces calculs on se rend compte que plein de petits projets avec un budget plus restreint pourraient entrer dans le carnet de commandes. Je ne parle pas des clients qui veulent obtenir le prix le plus bas possible. Mais d’un réel marché qui n’a pas toujours le budget nécessaire. Pour le moment tout du moins. Devinez qui ce client ira voir le jour où il aura plus de moyens ? Bingo. 

 

Et qui refuserait une rentrée de 300€ par mois assurée pendant 12 mois, pour 4h de travail supplémentaire par mois ? 

 

A priori 90% des gens !

 

Êtes-vous certain de ne pas passer à côté des opportunités que vous attendez ? 

 

Vos automatismes vous font-ils prendre toujours les mêmes décisions dans le même sens, occultant de possibles projets ?

 

Ouvrez-vous aux opportunités, ne limitez pas vos pensées, voyez plus loin que l’à-priori. 

 

Réfléchissez à tous ces moments où vous avez pu passer à côté d’opportunités à cause de vos pensées limitantes.

 

Quelle serait la proportion de personnes qui réussissent dans ce qu’elles font ? Une sur dix ? Serait-ce cette même personne qui m’a répondu et qui a eu l’ouverture d’esprit d’analyser le projet ? Je crois que oui. Le hasard n’existe pas.

 

Ce qui sépare les personnes qui ont accès aux bonnes opportunités des autres, ça n’est pas la chance. C’est l’ouverture d’esprit. 

 

Think outside of the box !

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