[SERIE] Vous n’avez jamais le temps ? 1/3

Partie 1/3 : voici pourquoi !



Le pitch :

Une série de 3 articles pour découvrir pourquoi vous avez cette impression de « pas le temps » et obtenir des conseils pour en gagner.

 

Série « Vous n’avez jamais le temps ? »

Partie 1/3 : voici pourquoi !

Partie 2/3 : découvrez la loi de Parkinson et les activités élastiques 

Partie 3/3 : comment organiser une charge trop lourde

 

 

Temps de lecture :

environ 4'00



Nous avons tous connu cette impression : que ce soit au travail ou à la maison, on pense avoir le temps de faire plein de choses dans notre journée, notre weekend ou nos vacances. Mais finalement, il s’avère que c’était beaucoup trop court pour pouvoir tout faire.

 

Nous avons parfois une charge réellement trop lourde pour que tout soit faisable, ce sera le point de la partie 3. Mais le plus souvent nous avons des biais qui nous influencent.

 

Je pense qu’il y a deux raisons à notre impression de « pas le temps », même quand nous en avons : l’organisation et la perception du temps.

 

*L’organisation du temps : « si vous échouez à vous préparer, préparez-vous à échouer » (très bon exercice de conjugaison de français, soit dit en passant !). Préparer et organiser son temps est la clé pour le maîtriser. Si vous ne passez pas par cette étape, vous n’aurez pas la conscience de votre temps. Vous n’êtes pas du genre à vous organiser ? Voilà ici le motif unique de votre impression de ne jamais avoir de temps. N’hésitez pas à prendre contact avec moi, je peux vous aider à reprendre le contrôle ! 

 

Si vous êtes déjà plutôt organisé, c’est peut être le second biais qui vous influence.

 

*La perception du temps : c’est la façon dont vous vivez votre temps, celui qui passe en ce moment même (je reviendrai sur ce sujet plus précisément dans un prochain article, car il y a pas mal de choses à dire). La perception de votre temps c’est aussi la façon dont vous le quantifiez : l’estimation que vous en faites. 

S’organiser c’est estimer. L’estime est par définition incertaine. Si vos estimations ont tendance à être éloignées de la réalité, votre organisation ne tient pas debout.

 

Prenons un exemple concret : j’ai une liste de choses à faire ce samedi avec une estimation temporelle.

  • quelques courses (1h)
  • chercher le pressing (15’)
  • faire un gâteau (1h)
  • avancer dans la lecture d’un livre (45’)

Soit 3h au total. Il me parait possible d’avoir 3h pour tout faire dans ma journée. C’est mon estimation, ma perception basée sur un rapide calcul inconscient. Mais de l’estimation à la réalité, il y a un monde :

  • mes estimations sont trop courtes (j’ai estimé les courses sans prendre en compte les bouchons et le rangement > +30’)
  • je fais des activités annexes prévisibles mais non prises en compte (repas, administratif, …) > +2h
  • j’ai des imprévus non pris en compte (appels téléphoniques, réseaux sociaux, …) > + 1h30

A cause d’une estimation partielle, je me retrouve vite dans un pur décalage entre la perception de départ et la réalité. Il s’agit maintenant d’avoir 3h + 4h = 7h libres dans cette journée. 

 

Notre perception biaise alors notre organisation. 

 

Si vous faites partie des personnes qui organisent leurs journées, être plus conscient de ce biais devrait vous aider à vous rapprocher de la réalité :

  • ajoutez une marge systématique dans la durée estimée de vos activités 
  • prévoyez des blocs de temps supplémentaires pour les imprévus
  • soyez conscients de vos biais : si vous avez tendance à flâner sur les réseaux sociaux, plutôt que culpabiliser à chaque fois que vous ouvrez Instagram, prévoyez 15 minutes pour vous l’autoriser et le faire consciemment

Que faire si vous n’avez pas un profil organisationnel ? Je vais d’abord vous rassurer, et vous dire le contraire de ce qu’avancent les gourous de la productivité : vivre ses journées sans les organiser n’est pas grave ! L’organisation, c’est une méthode, c’est important. Mais si vous arrivez à vivre comme vous l’entendez sans elle, tant mieux. J’estime que chacun doit vivre de la manière qui lui correspond (tant que ça ne dérange pas les autres). En ce qui me concerne, j’ai une organisation que certains de mes proches personnels et professionnels ont déjà décrite comme extrême. Là encore, ça n’engage que moi et je n’impose rien aux autres. Je suis du genre à entrer toutes mes activités dans mon agenda, y compris le weekend. Car cela fonctionne pour moi, je vide ma tête dans un logiciel de gestion de tâches, je passe 10 minutes à organiser mon agenda, pour ensuite le suivre aveuglément sans me poser de questions. J’ai ainsi doublé ma productivité sans changer de rythme. Je comprends parfaitement que mes habitudes de planification peuvent faire peur ! Car oui, peu de monde s’impose une telle organisation, et heureusement il n’est pas nécessaire d’aller jusque là. La clé est de connaitre la façon dont on utilise notre temps. Si vous avez une bonne mémoire, ce qui n’est pas mon cas, il peut vous suffire de noter vos activités durant une semaine, pour ensuite être conscient de la répartition de vos activités, leur coût temporel, et pouvoir vous organiser mentalement sans passer par un agenda.

 

Alors si vous n’êtes pas du genre à planifier, soyez simplement conscients de votre utilisation du temps et du risque de laisser vos activités évoluer sans barrières. 

 

A suivre : 

Partie 2/3 : découvrez la loi de Parkinson et les activités élastiques 

Partie 3/3 : comment organiser une charge trop lourde

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